Παρασκευή, 12 Ιουλίου 2013

Κριτική στα γαλλικά...



On dit souvent que la langue grecque est celle de la poésie...mais la plume de Katerina Mavrommati a réussi à révéler toute la poésie du genre romanesque. " De rêve en rêve " est le poème d'une vie , sublimée par la magie de la langue de l'écrivaine. La vie de Sofia,bien que relatée dans un récit à la 3ème personne, apparaît aux yeux du lecteur avec toute la finesse psychologique d'un roman autobiographique. Cependant, il n'y a pas à proprement parler d'identification auteur-narrateur-personnage. Dans un rythme haletant qui happe le lecteur de la première à la dernière page du roman, l'écrivaine fait l'histoire d'une personnalité qui s'affirme au fil des pages, celle de Sofia à la fois libre et esclave d'un destin qui ne fut pas tendre pour elle. La petite histoire de Sofia a pris corps dans la grande Histoire, celle de l'invasion turque à Chypre et des personnes disparues. En dépit de sa volonté farouche de s'en sortir et de changer son misérable sort, la jeune femme est rattrapée par des faits extérieurs à sa volonté... Mais si on veut encore aller plus en profondeur de cette personnalité contrastée, on remarque que Sofia est paradoxalement aliénée à sa maîtresse, ce bourreau qu'elle ne quitte pas, même lorsqu'elle a la possibilité de le faire...Quoi qu'il en soit, bien plus que l'aspect social,psychologique et historique du roman, ce qui charme le lecteur est la transfiguration des mots en l'art d'écrire. Mais n'est-ce pas là la fonction essentielle de la littérature?

Myriam  Siabeta Justine.
Toulouse.